Le peau-à-peau/Kangourou revient en force

Riccardo Pfister Riccardo Pfister le 20 octobre 2016

Historique

A la fin des années 70, la technique de mise en peau-à-peau de nouveau-nés de petit poids (méthode kangourou), positionnés en contact direct entre les seins de leur mère, a été développée en Colombie pour pallier au manque d’incubateurs. En plus de la réduction de la mortalité des nouveau-nés, cette méthode a montré de nombreux bénéfices, dont :

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  • le maintien de la température du nouveau-né, offrant ainsi une meilleure survie
  • une aide au développement d’une flore bactérienne ‘familiale’ bénéfique
  • une aide au développement cérébral
  • une aide à l’attachement parent-enfant

Retour de manivelle

Pour ces bénéfices, le peau-à-peau, originairement développé pour les pays pauvres, fait sa grande entrée dans les pays riches. Aujourd’hui, toutes les unités de néonatologie de haut niveau en Suisse le proposent.

Le peau-à-peau – pas si simple ?

Si le concept du peau-à-peau est très simple, son application nécessite de l’attention. Dans nos pays favorisés, il s’agit d’être plus à l’écoute de l’agenda du bébé : son rythme individuel, sa stabilité et ses besoins pour organiser le passage de l’environnement technique de l’incubateur à la poitrine du parent. Ensuite c’est le bonheur à deux, par fois même à trois avec des jumeaux… jusqu’au retour dans l’incubateur.

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La néonatologie des HUG s’engage pour des pays défavorisés

Dans les pays défavorisés, il est nécessaire d’offrir une infrastructure aux mères qui font ce portage en peau-à-peau pendant une très grande partie de la journée. Ce milieu doit leur permettre un confort de vie minimal pour qu’ils puissent faire survivre leur bébé de petit poids.

Avec l’aide financière des HUG, l’unité de néonatologie a pu mettre en place un projet de peau-à-peau/Kangourou dans un hôpital de district d’une région défavorisée de Douala au Cameroun. Depuis 2013, plus de 150 familles ont pu bénéficier de ce projet qui a diminué la mortalité par quatre.

Le peau-à-peau réunit ainsi les nouveau-nés prématurés et de petit poids du monde.

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Riccardo Pfister

Publié par Riccardo Pfister

2 commentaires

  1. Rey Peufly Alexandra 17 novembre 2017 à 13 h 12 min

    Bonjour!
    Je sais que le peau à peau vise surtout à développer la relation parents / enfants mais j’imagine, notamment en cas d’enfants prématurés ou abandonnés, que les parents ne sont pas toujours 100 % disponible pour donner un peu de chaleur humaine à tous ces bébés : avez-vous besoin de bénévoles? Les bébés m’adore et je trouve dommage de ne pas utiliser ce feeling pour leur faire du bien…
    Merci!
    Meilleur message

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    1. Riccardo Pfister

      Bonjour et merci pour votre message!
      Votre proposition est très généreuse, mais dans notre institution, des règles assez strictes ne permettent pas d’autre contact physique que celui des parents.
      Je vous souhaite tout de bon pour le fêtes qui s’approchent!
      Riccardo Pfister
      Médecin responsable de l’unité

      Répondre

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